On attribue souvent à l’aura sept couleurs (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet, blanc), chacune reflétant un état émotionnel, physique ou mental : la spiritualité, le calme, la guérison, l'équilibre ou la passion. Pourtant, personne ne les voit vraiment. En réalité, il est bien plus simple de lire une personne à travers ses expressions : un visage inquiet, joyeux ou sévère en dit long. Mais attention aux apparences : la tristesse n'est pas de la négativité, c'est simplement l'empreinte d'une épreuve ; de même, un enthousiasme débordant n'est pas toujours gage de bonté, il peut aussi cacher de l'égoïsme.
Si l'existence des couleurs reste incertaine, certaines réalités sont indiscutables :
- Un corps physique, fait de membres et de mouvements. (les bras, les jambes, la tête.)
- Un corps intérieur, composé de nos organes vitaux (le foie, les reins, etc.).
- Un corps spirituel, qui porte nos désirs, nos émotions, nos croyances et notre foi.
- Et le cerveau, chef d'orchestre sans lequel nous ne pourrions ni ressentir, ni agir.
Au-delà des théories, nous dégageons tous une forme d'onde, une présence. Elle peut être théâtrale, charismatique ou imposante — comme celle d'un homme politique déterminé à s'imposer, ou celle d'un artiste qui domine la scène par sa voix. Elle peut aussi être infiniment discrète, empreinte d'humilité, de tolérance et de spiritualité. Que l'on soit sous les projecteurs ou dans l'ombre, chacun émet une fréquence : bienfaisante, chaleureuse, incertaine ou parfois agressive.
La manière dont cette onde est perçue dépend avant tout de celui qui la reçoit. Ses peurs, ses doutes, sa résistance à aimer ou à se savoir aimé agissent comme des filtres. Lorsqu'une personne affirme qu'elle ne peut pas être soulagée, ce n'est souvent pas une impossibilité, mais une peur inconsciente du bien-être ou un doute face aux capacités de l'autre. À l'inverse, lorsqu'une personne vient avec l'intention sincère de se délivrer de ses maux, la rencontre opère — que ce soit en présence ou à distance.
Si la science regarde parfois le magnétisme avec scepticisme, cette approche a l'immense mérite de placer l'Amour au cœur de sa démarche. Les protocoles sanitaires de la crise du COVID-19 en ont montré les limites : en interdisant les visites aux personnes malades ou en fin de vie sous prétexte de sécurité, ils ont oublié l'essentiel. Isoler les êtres, briser les avenirs de la jeunesse et couper les liens affectifs au moment où l'on en a le plus besoin reste une épreuve profondément inhumaine.
Peu importent les théories sur l'aura et ses couleurs. Ce qui compte réellement, c'est ce que nous choisissons d'incarner au quotidien : vivre avec passion, générosité et compassion, en laissant de côté l'hypocrisie et la rancœur.
..... Ludovic Rousseau ....