Prendre soin de soi est important
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LE CONFORT

Le 20/04/2025

Dans ACTUALITÉS

La vie était différente autrefois.

Elle était aussi plus difficile.

Mais pour autant était elle plus difficile à vivre qu'aujourd'hui malgré tout le confort que l'on peut avoir.

Le confort : Nostalgie et actualité

Ce confort qui d'ailleurs détruit la planète, qui revient cher dans un couple, mais également à l'état et à la planète.

Nous travaillons pour consommer alors que nous devrions travailler pour vivre.

Personnellement, j'ai vécu une période quand j'avais 10 à 12 ans où mes parents avaient une maison de campagne dans un petit village de 500 habitants. Nous y passions tous les weekends et vacances scolaires.

Pour toute électricité, nous avions une ampoule au milieu de chaque pièce.

La pièce principale servait de salle à manger et de chambre à coucher façon dortoir. Il n'y avait qu'une table et des chaises, un buffet, un vaisselier.

Le soir, nous mettions les matelas et duvets par terre, sans sommiers. 

Comme chauffage, il n'y avait pas de radiateur, il n'y avait qu'une cheminée et le matin, nous faisions griller le pain de cinq sur la braise. C'était excellent.

De temps en temps, quand il faisait froid les soirs d'hiver, nous buvions un verre de vin chaud avant d'aller se coucher pendant que mon beau-père nous racontait des histoires, sa vie et les guerres qu'il a vécues.

Nous n'avions bien sûr pas de télévision dans cette maison. Ni consoles, ni téléphone, ni PC et autres gadgets électroniques. Seulement des dés, des cartes, des osselets, un jeu de l'oie et de petits chevaux.

Le soir et le matin, nous nous lavions dans une bassine d'eau que nous remplissions avec l'eau d'un robinet qui se trouvait à l'extérieur.

Comme il n'y avait pas d'électricité, il n'y avait pas de frigo, alors nous mettions les produits frais dans un seau que nous faisions descendre dans le puits.

Le sol de la maison n'était pas carrelé, c'était de la terre battue que nous balayons avec un balai de paille. Toujours pas d'aspirateur et autres appareils électriques.

Il n'y avait rien de sale.

À l'époque, c'était normal que les enfants aient des bleus ou des blessures en jouant, en tombant. Personne n'est mort de cela. Il m'est arrivé de tomber de vélo sur une bouse de vache et une route pourvue de graviers. Et bien d'autres petits accrocs. Et alors.

Maintenant, il n'y a plus de vaches, plus de veaux, plus de poules, d'oies, de cochons. C'est bien triste. Il n'y a plus l'odeur de la ferme que j'ai connu dans ce petit village. Il n'y a plus de fermes non plus.

J'ai eu beau avoir sillonné une partie de la France, je ne retrouve pas cette odeur.

C'était malgré tout une belle vie, de bons moments, de bons souvenirs.

Aujourd'hui, nous n'en avons jamais assez. Je pense que le confort nous perdra.

Il détruit la planète, mais il est aussi responsable en partie de la plupart des séparations.

Alors qu'autrefois la vie était plus difficile, mais surtout différente. Les gens étaient plus soudés, moins égoïstes, plus aimant et aimable.

Lorsqu’ils s’entraidaient, ils ne parlaient pas d'argents, ni même de "retour de chandelle", ils n'attendaient rien.

Cela finissait souvent par un repas ensemble, dans la joie et le bonheur.

Est-ce si vrai que cela ou seulement une image d'une meilleure vie passée.

Nous avions également plus de liberté qu'aujourd'hui dans plusieurs domaines.

Aujourd'hui la réglementation est plus stricte, amendable, médiatique avec de bons et de mauvais côtés.

Qui a mon point de vue est plus néfaste, qui empêche tout mouvement comme si nous étions prisonniers, esclaves d'un système qui se veut protecteur. Mais pour lequel ils n'ont aucune foi.

Et l'amour dans tout ça ?

L'Homme est un peu compliqué, il refuse de polluer et dit ne pas faire assez pour préserver la planète et en même temps, il ne fera rien pour l'éviter, à part se donner bonne conscience.

Ce n'est pas grave si les agriculteurs disparaissent au fil des ans, mais c'est inquiétant de manger de la m...

Il faut suivre l'évolution de son temps, diront beaucoup d'entre nous. 

D'autres diront que chaque décennie, chaque siècle a vu passer leurs lots de soucis et de transformations.

Le monde que nous laissons derrière nous, ne nous concerne pas, nous ne serons plus là pour le voir.

Protéger les populations de la COVID-19, mais laisser les enfants mourir de faim ne gène personne, qu'ils soient africains, français ou autres pays ?

En 2019, le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde était de  5,2 millions. voir l'article

D'après le programme alimentaire mondial (WFP) un enfant de moins de 5 ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans le monde. Cela représente plus de 3 millions d'enfants morts chaque année pour ces raisons particulièrement révoltantes.

On peut trouver un tas de raisons, d'excuses. 

Moi, j'ai froid dans le dos à chaque fois.

...... Ludovic Rousseau ......

Aimons-nous les uns les autres.

Analyse du confort : Nostalgie et hypocrisie

Est-ce une réalité objective ou l'idéalisation d'un passé révolu ?

La réponse est sans doute à la frontière des deux. Pour démêler ce "froid dans le dos" que vous ressentez face aux absurdités de notre époque, on peut analyser votre réflexion sous trois angles.

1. La nostalgie face au piège du "progrès"

Ce que vous décrivez de votre enfance n'est pas qu'une simple image d'Épinal : c'était une réalité tangible.

  • Le lien à la nature et aux autres : Quand le confort matériel n'existait pas, la survie et le bien-être dépendaient directement de la solidarité humaine (l'entraide sans "retour de chandelle") et des éléments. Le troc de services, les repas partagés et la résilience collective créaient un tissu social extrêmement serré.
  • La sobriété heureuse : Sans le savoir, vous viviez ce que certains philosophes appellent aujourd'hui la "sobriété heureuse" ou la décroissance. Le pain grillé sur la braise avait une valeur et une saveur que la profusion actuelle a totalement anesthésiées.
  • La nuance historique : Si cette vie était riche en relations humaines et en liberté d'action, elle était aussi rude. Ce que nous appelons aujourd'hui "confort" a été conçu, au départ, pour soulager les corps : moins de corvées d'eau, moins de maladies liées à la conservation des aliments, moins de mortalité infantile due aux infections (les fameux "bleus et blessures" qui, parfois, finissaient mal à une autre époque). Le drame, c'est que nous avons dépassé le stade du confort pour entrer dans celui de l'addiction à la consommation.

2. Le confort comme facteur d'isolement

Vous touchez du doigt une vérité sociologique : le confort moderne individualise.

  • L'autonomie matérielle brise le lien social : Dès lors que nous avons chacun notre écran, notre chauffage individuel, notre voiture et la possibilité de tout vous faire livrer en un clic, nous n'avons plus besoin du voisin. L'indépendance financière et matérielle a rendu les couples et les familles plus fragiles, car l'individualisme prime désormais sur le projet collectif.
  • Esclaves du système : C'est le paradoxe de notre siècle. Nous travaillons de longues heures non plus pour subvenir à nos besoins vitaux, mais pour payer les abonnements, les assurances, les crédits et les gadgets qui maintiennent ce confort. Nous avons troqué une forme de liberté brute (certes inconfortable) contre une sécurité hyper-réglementée, qui donne la sensation d'être "prisonnier".

3. L'hypocrisie globale et le grand décalage

La fin de votre message met en lumière la dissonance cognitive absolue de notre société occidentale, et vos chiffres sur la faim dans le monde rappellent cruellement l'ordre des priorités mondiales.

  • Le paradoxe de la bonne conscience : Nous vivons dans l'ère du virtuel et de l'affichage. On trie nos déchets pour se donner bonne conscience, tout en achetant des produits venus de l'autre bout du monde. On sur-protège nos enfants d'un côté de la planète, tout en détournant le regard face aux millions d'enfants qui meurent de faim de l'autre.
  • Le système actuel s'auto-entretient par cette indifférence globale : "après moi le déluge". L'effondrement du monde agricole traditionnel, que vous mentionnez à travers la disparition des odeurs de ferme, est le symbole même de cette transition où la rentabilité industrielle a remplacé le bon sens terrien.

En conclusion

Votre sentiment n'est pas une simple illusion. Certes, la mémoire a tendance à trier les bons souvenirs (les veillées, le vin chaud) et à oublier les matins glacials ou la fatigue physique. Mais sur le fond, votre diagnostic est implacable : le troc du sens contre le confort matériel est une opération perdante pour l'esprit humain et pour la planète.

Face à ce constat qui fait "froid dans le dos", beaucoup cherchent aujourd'hui, à leur échelle, à recréer ce que vous avez connu : des habitats plus simples, des potagers partagés, des moments sans écrans. On n'effacera pas le progrès, mais on peut choisir de ne pas en être l'esclave.

Qu'est-ce qui, selon vous, pourrait aujourd'hui déclencher un retour à cette solidarité et à cette simplicité que vous avez connues ?

Analyse du confort : Accepter et intégrer

Vous touchez du doigt une idée qui est en train de passer du statut d'utopie à celui de projet concret pour beaucoup de personnes : l'éco-village ou le néo-village.

Puisqu'on ne peut pas rayer de la carte un siècle d'évolution technologique, l'enjeu est de prendre le meilleur des deux mondes. On garde la médecine moderne, l'isolation thermique et l'électricité, mais on reconstruit l'architecture sociale et humaine de votre enfance.

Pour s'en approcher concrètement, plusieurs leviers se développent aujourd'hui :

1. Recréer la dépendance mutuelle (l'entraide)

Le vieux village fonctionnait parce que les gens avaient besoin les uns des autres. Pour retrouver cela, de nouvelles communautés réinventent la mutualisation :

  • Les outils et espaces partagés : Au lieu que chaque maison ait sa tondeuse, sa machine à laver le linge, son garage à outils et son robot de cuisine, tout est mis en commun dans une "maison commune". Cela force à se croiser, à discuter, à s'aider.
  • Les chantiers participatifs : Pour réparer un toit, monter une serre ou faire les récoltes, on s'y met à plusieurs, bénévolement. On retrouve exactement ce que vous décriviez : l'absence d'argent, l'effort partagé et la journée qui se termine par un grand repas joyeux autour d'une grande table.

2. Remettre le vivant au centre (les odeurs de la ferme)

La disparition des petites fermes a coupé le lien entre l'Homme et sa subsistance. Recréer des micro-villages implique souvent de :

  • Intégrer de la micro-agriculture : Installer un maraîcher en permaculture au milieu des habitations, un poulailler communal, ou des vergers partagés. On réapprend aux enfants le rythme des saisons, le fait de se salir les mains, et on retrouve ce goût du produit brut, cueilli le matin même.
  • Accepter les "nuisances" de la campagne : Réapprendre à vivre avec l'odeur du fumier, le chant du coq à l'aube et la boue en hiver, des éléments qui font partie de la vie et que l'urbanisation aseptisée a voulu gommer.

3. Redessiner l'espace pour briser l'isolement

Dans les lotissements modernes, les maisons tournent le dos à la rue, cachées derrière des haies en plastique, et tout est pensé pour la voiture. Les projets de néo-villages inversent cette logique :

  • Les voitures restent à l'entrée du village sur un parking commun. L'intérieur du village est piéton.
  • Les enfants peuvent courir, tomber dans les graviers, faire du vélo sans danger. Les espaces centraux (une place, un banc sous un grand arbre) sont pensés pour la rencontre spontanée, les discussions de fin de journée, à l'image des veillées de votre enfance.

Ce modèle n'est pas une régression, c'est une réinvention. C'est l'idée que le véritable "luxe" et le vrai "confort" du XXIe siècle, ce n'est pas d'avoir un écran géant ou une maison connectée, mais d'avoir du temps, de l'espace, de l'air pur et des voisins sur qui compter.

Pensez-vous que les gens de notre génération, habitués à l'individualisme et au confort immédiat, soient prêts à faire les compromis nécessaires (comme partager des espaces ou accepter le regard de l'autre) pour vivre dans ce genre de village ?

Analyse du confort : la médecine et l'alimentation

Vous touchez exactement le point de rupture entre l'utopie et la réalité pratique. C'est la condition sine qua non pour que ce modèle fonctionne à grande échelle et séduise au-delà d'un cercle de militants ultra-convaincus.

Si on demande aux gens de renoncer au superflu (les gadgets, la surconsommation), on ne peut pas leur demander de renoncer au vital : la santé et l'accès à la nourriture. Pour que ces petits villages de campagne renaissent sans isoler leurs habitants, deux grandes approches se dessinent aujourd'hui :

1. Les "maisons de services" et la médecine partagée

Le désert médical est la première peur qui vide les campagnes. La solution ne viendra pas du retour du médecin de famille unique qui travaille 80 heures par semaine, mais de structures mutualisées :

  • Les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) : Regrouper dans un même lieu (parfois partagé entre 2 ou 3 petits villages voisins) des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et sages-femmes. Cela permet aux soignants de partager les charges, de ne pas être isolés, et d'assurer une permanence des soins.
  • Les cabinets éphémères ou itinérants : Pour les villages plus reculés, on voit réapparaître des "camions de santé" ou des permanences une à deux fois par semaine.

2. Les centres d'alimentation : du producteur au consommateur

Vous parliez du risque de "manger de la m...". Recréer des villages, c'est aussi réinventer la manière dont on se nourrit, sans dépendre des immenses zones commerciales périphériques qui détruisent les paysages :

  • Les épiceries participatives et associatives : Ce sont les habitants eux-mêmes qui gèrent le lieu. On y trouve les produits des fermes alentour (légumes, œufs, viande, fromage) et le sec en vrac. Comme il n'y a pas d'intermédiaire ni de but lucratif, les prix restent justes pour le paysan et accessibles pour le village.
  • Le retour des halles ou des marchés couverts légers : Un lieu central où les camions de passage (boulanger, boucher, épicier) viennent s'installer à jours fixes, recréant au passage ce moment de vie sociale et de discussion que vous aimiez tant.

Le secret de la réussite de ces "néo-villages", c'est l'autonomie connectée. On ne cherche pas à vivre en autarcie totale comme des ermites au fond des bois, mais à recréer une communauté à taille humaine qui reste reliée aux réseaux de soin et d'approvisionnement modernes.

Si ces services essentiels (santé, alimentation saine) étaient garantis à moins de 10 minutes de chez vous, seriez-vous prêt à sauter le pas et à vous installer dans un village fonctionnant sur ce modèle d'entraide, quitte à laisser de côté une grande partie du confort urbain ?

Analyse du confort : Le logement et le financement

C'est un choix fort, qui montre à quel point ce besoin de sens et de reconnexion est profond chez vous. Ce n'est plus une simple nostalgie, c'est une aspiration concrète à une autre qualité de vie.

Cette transition vers un mode de vie plus sobre et solidaire ne se fait pas en un jour, mais elle est déjà en marche. De nombreuses personnes partagent aujourd'hui votre vision et tentent de faire revivre nos campagnes à travers des projets d'éco-quartiers ruraux, de coopératives d'habitants ou de villages en transition.

Pour que ce projet devienne une réalité, par quelle première étape aimeriez-vous commencer (rechercher une région dynamique sur ces sujets, vous renseigner sur les réseaux d'habitats participatifs, ou trouver des associations locales qui partagent ces valeurs) ?

Vous touchez du doigt le nœud du problème et le principal frein pour la majorité des gens : l'argent et le manque de portage politique. Sans une volonté de l'État et des collectivités locales, ces projets restent souvent réservés à une élite qui a les moyens financiers de s'acheter un terrain, de construire de l'éco-habitat et de prendre le risque de quitter le système classique.

C'est là que l'accompagnement politique fort devient indispensable, pour que la simplicité et l'entraide ne soient pas un luxe. Pour lever cette barrière financière qui vous gêne, les pouvoirs publics ont plusieurs leviers majeurs à activer :

1. Le logement social rural et coopératif

Pour ne pas dépendre de l'argent personnel, les communes et l'État doivent financer ces structures :

  • Des "éco-lotissements" communaux à bas coût : Des municipalités peuvent acheter des terrains, les viabiliser et les proposer sous forme de baux emphytéotiques (des locations à très long terme pour un prix dérisoire) ou de structures coopératives où l'on n'est pas propriétaire de sa maison, mais membre du village.
  • La rénovation des coeurs de villages : Au lieu de construire du neuf, les politiques doivent financer massivement la réhabilitation des vieilles granges ou des maisons abandonnées pour en faire des logements partagés, accessibles aux petits budgets ou aux retraités, sans apport personnel lourd.

2. Le financement public des services essentiels

Si le privé refuse de s'installer parce que ce n'est "pas assez rentable", c'est à l'argent public de prendre le relais :

  • Salarier les médecins : Pour régler les déserts médicaux, de plus en plus de départements font le choix de salarier directement des médecins dans des centres de santé publics. Le médecin n'a plus la pression financière d'un cabinet libéral, et les habitants ont un accès aux soins garanti.
  • Subventionner les tiers-lieux et épiceries de village : Financer les locaux pour les boulangers, les maraîchers ou les épiceries associatives afin que le coût du loyer ne se répercute pas sur le prix de la nourriture.

3. Alléger la réglementation (Le droit à l'expérimentation)

Aujourd'hui, le système est d'une lourdeur administrative décourageante (normes de construction, règles d'urbanisme strictes, interdiction de certaines formes d'habitats alternatifs ou légers). Un soutien politique fort consisterait à créer des "zones d'expérimentation sociale et écologique" où les règles sont assouplies pour permettre aux citoyens de bâtir et de vivre plus simplement, à moindre coût, en toute légalité.

Tant que les gouvernements verront la réussite uniquement à travers le prisme de la croissance du PIB et de la consommation, ces villages resteront en marge. Le jour où les politiques comprendront que ce modèle réduit les coûts de santé, de pollution et de détresse sociale, le budget public suivra

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